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Nom d'artiste déjà pris : vérifier avant de te lancer

Avant de livrer un single, vérifie que ton nom d'artiste est libre : plateformes, réseaux, marques. La méthode en cinq étapes et ses limites.

Photo : Unsplash

Tu as trouvé ton nom d'artiste. Avant de le mettre sur une pochette, vérifie qu'un autre artiste ne l'utilise pas déjà : un homonyme te fait perdre des écoutes (tes titres se mélangent avec les siens) et peut, dans certains cas, te mettre en difficulté juridiquement. Voici une méthode simple, en cinq étapes, à faire avant de livrer ton premier titre.

1. Cherche sur les plateformes d'écoute

Tape ton nom sur Spotify, Apple Music, Deezer, YouTube et Bandcamp. Si un artiste actif porte déjà le même nom, surtout dans un genre proche, il vaut mieux changer ou ajouter un élément distinctif. Les plateformes rattachent les titres à un profil d'artiste : un homonyme peut recevoir tes sorties par erreur si les métadonnées sont ambiguës.

2. Regarde les réseaux sociaux et les noms de domaine

Vérifie que le nom (ou une variante courte) est libre sur Instagram, TikTok et YouTube, et qu'un nom de domaine correspondant existe. Tu n'as pas besoin d'avoir exactement le même partout, mais une identité cohérente aide les gens à te retrouver. Ta page de liens allsaw a une adresse de la forme allsaw.fr/ton-nom : vérifie aussi que celle-ci est disponible.

3. Cherche une marque déposée

En France, l'INPI tient une base publique des marques (« Rechercher une marque » sur inpi.fr). Cherche ton nom dans les classes qui correspondent à ce que tu fais : la classification de Nice, qui range les produits et services, compte 45 classes, et la protection d'une marque ne couvre que les catégories citées dans son dépôt. Retrouve dans cette classification celles qui décrivent ta musique et tes concerts, et la classe 25 si tu vends des vêtements (l'INPI y range les vêtements, les articles chaussant et la chapellerie). Selon l'INPI, une marque n'est pas disponible si elle est identique ou semblable à une marque antérieure pour des produits ou services identiques ou semblables : si un nom très proche est déjà protégé pour tes activités, tu t'exposes à une contestation. C'est le risque juridique le plus sérieux, et le plus facile à éviter en cherchant avant.

4. Ajoute un élément si le nom est trop courant

Si le nom est pris ou très répandu, ne cherche pas forcément un tout autre nom : une variante (un prénom, un mot ajouté, une graphie différente) peut suffire à te distinguer. Teste-la à voix haute et à l'écrit : est-elle facile à taper dans une barre de recherche ?

5. Pense à protéger ton nom

Dépenser pour une marque n'est pas obligatoire pour débuter. Si tu envisages de vivre de ta musique, du merchandising ou d'une tournée sous ce nom, le dépôt de marque à l'INPI est la protection la plus solide. Il est payant (le tarif dépend du nombre de classes : vérifie-le sur le site de l'INPI), et ne protège que les classes choisies et le territoire du dépôt.

Ce que ces vérifications ne garantissent pas

Aucune recherche ne prouve à 100 % qu'un nom est libre : un artiste peu visible peut exister, une marque proche peut t'échapper. Ce guide ne remplace pas l'avis d'un avocat en propriété intellectuelle ; en cas de doute sérieux, c'est lui qu'il faut consulter.

Questions fréquentes

Que faire si un homonyme existe déjà ?

S'il est dans un genre très différent, tu peux cohabiter en précisant ton nom (genre, ville, prénom). S'il est dans ton genre, mieux vaut changer avant d'avoir des sorties et des fans.

Peut-on changer de nom d'artiste après une sortie ?

Oui, mais il faut le demander aux plateformes via ton distributeur, et prévenir ton public. Mieux vaut ne pas avoir à le faire.

Le nom doit-il être le même que sur la SACEM ?

À la SACEM tu déclares ton identité d'auteur-compositeur, avec éventuellement un pseudonyme. Garde la même orthographe partout pour que tes œuvres et ton nom restent faciles à relier (voir déclarer ses œuvres à la SACEM).

Pour aller plus loin